upl.ci , Abidjan le 1er avril 2025: Un groupe de syndicats au nombre desquels le SYNESCI ont rencontré Mme la Ministre d’Etat Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation ce mardi 1er avril 2025. L'objet de cette rencontre visait pour ces syndicats à se désolidariser du mot d'ordre de grève lancé par l' IS- MENA.
Se disant conscients de l’importance du dialogue social dans la gestion des revendications professionnelles, ces syndicats ont tenu à rappeler que les avancées obtenues dans le passé en faveur des fonctionnaires ont toujours été le fruit de négociations et de discussions responsables avec les autorités gouvernementales. Ainsi, Plusieurs syndicats d’enseignants ont choisi de ne pas répondre au mot d’ordre de grève initié par M. BLI BLE. Plutôt que la confrontation, ils disent privilégier la voie du dialogue pour faire entendre leurs revendications.
Selon leur porte-parole, pour la circonstance, Monsieur EKOUN KOUASSI, Secrétaire Général du SYNESCI : « ces syndicats ont fait le choix de privilégier la négociation, dans un cadre respectueux et constructif. ils ont réaffirmé leur totale confiance au Gouvernement et en Mme la Ministre d'Etat et s'inscrivent résolument dans la voie du dialogue ».
En retour, Mme la Ministre d'Etat a salué leur sens de la responsabilité pour cette démarche.
Elle a réaffirmé l'engagement du Président de la République et du Gouvernement à toujours œuvrer pour améliorer les conditions de vie des fonctionnaires.
Elle a rappelé les nombreux et importants acquis octroyés par le Président de la République en août 2022, à l'issue des négociations qui dit-elle, ont abouti à la signature de la 2ème trêve sociale.
« Des avantages qui sont allés au-delà des attentes des syndicalistes, notamment avec la prime ADO, l’indemnité contributive au logement qui a été étendue à tous les fonctionnaires, la prime de transport, revalorisée et étendue aux fonctionnaires en poste à l'intérieur du pays, le relèvement de l'allocation familiale qui est passée de 2500 à 5000 frs » a-t-elle souligné. Et non sans indiqué que « l'Etat a même relevé les nouvelles dispositions du Statut Général de la Fonction Publique qui évoque la question des primes et autres avantages financiers incitatifs aux fonctionnaires ». Pour elle, Toutes ces avancées significatives ne sont le fruit d'aucune pression, ni grève. Aussi a- t- elle réaffirmé la nécessité, pour toutes les parties, de s'inscrire dans la voie du dialogue, seule alternative dira-t-elle pour discuter et parvenir à des accords visant l'amélioration des conditions de vie des fonctionnaires.
Mme la Ministre d'Etat a clos son intervention en gardant l'espoir que « la raison et le bon sens habiteront les uns et les autres qui projettent d'entrer en grève afin de revenir à la table de la discussion pour la paix sociale en Côte d’Ivoire ».
La rencontre s'est achevée par une déclaration à la presse des syndicats présents. Selon certains syndiqués « de grosses incohérences et incongruités sont à relever dans la démarche de l’IS-MENA et de BLI BLE David ». Car expliquent-ils « alors que tous les organes chargés d’examiner la question des primes sont en travaux et que leurs résultats sont attendus, on ne comprend pas cet acharnement de BLI BLE et ses affidés à aller en grève. Le dialogue n’a jamais été rompu entre le Gouvernement et les syndicats. La preuve, une rencontre a eu lieu vendredi 28 mars 2025 entre Mme la Ministre d’Etat et les syndicats signataires du préavis de grève. Le communiqué final de cette réunion indiquait que l’examen de la question des primes par le comité d’experts est en cours et qu’il fallait surseoir à toute action pour attendre les résultats de ces travaux. Le communiqué final de cette rencontre a été paraphé par BLI BLE qui a indiqué vouloir informer sa base et faire un retour à Madame la Ministre d’Etat. Alors que ce retour est attendu, BLI BLE a préféré se répandre sur les réseaux sociaux pour annoncer une grève pour les 03 et 04 avril 2025 reconductible. Au regard de cette attitude, il se pose aujourd’hui des questions sur les véritables motivations de BLI BLE ». Et certains acteurs du système éducatifs opposés au débrayage de s’interroger : « Que cache cette grève illégale, car ne respectant pas la procédure telle que prescrite par la loi N° 92-571 du 11 septembre 1992 relative aux modalités de grève dans les services publics ? S’agit-il d’une revendication professionnelle ou politique ? Quelle est l’urgence d’une grève en ce moment ? » Le Ministère a tenu par ailleurs à indiquer à titre de rappel que Monsieur BLI BLE est admis à faire valoir ses droits à la retraire depuis le 31 décembre 2024. A cet titre précise –l’Institution, « Il ne saurait diriger et parler au nom d’un syndicat sectoriel de Fonctionnaires en activité ».
Gisèle Tienfô
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