upl.ci, Ouagadougou : Le Conseil supérieur de la communication (CSC) a ordonné l’occultation de l’émission de téléréalité « Qui veut épouser mon fils » des bouquets de Canal+ Burkina. Diffusée depuis janvier 2025, ce programme a été jugé contraire aux bonnes mœurs et aux valeurs culturelles du Burkina Faso, en raison de son concept jugé dévalorisant pour la femme.
Dans son communiqué, le Conseil supérieur de la communication (CSC) a déclaré avoir constaté la diffusion par Canal+ Burkina, depuis le 18 janvier 2025, d’une émission de téléréalité dénommée « Qui veut épouser mon fils ». Cette émission, diffusée sur CANAL+POP tous les samedis à 20 heures 30 minutes et rediffusée le dimanche à 14 heures 55 minutes, est inspirée d’un programme de même nature diffusé sur une chaîne européenne. Elle repose sur le principe d’un jeu de séduction mettant en scène un groupe de jeunes femmes cherchant à conquérir le cœur d’un jeune homme et l’attention de sa mère.
Face à cette situation, le CSC a entrepris une analyse approfondie du contenu de l’émission. Après en avoir minutieusement suivi le déroulement, il a relevé des similitudes avec l’émission « The Bachelor », qu’il avait fait occulter sur les bouquets de Canal+ Burkina en octobre 2024. À l’issue de cet examen, il a conclu que l’émission incriminée est également contraire aux bonnes mœurs, à nos valeurs et à notre culture nationale. En outre, à travers sa mise en scène, le concept véhiculé par l’émission est jugé dévalorisant pour la femme, portant ainsi atteinte à sa dignité.
C’est pourquoi le Conseil a pris la décision d’enjoindre Canal+ Burkina d’occulter cette émission à ses heures de diffusion et de rediffusion sur ses bouquets accessibles au Burkina Faso. Il convient de préciser que cette occultation équivaut à une interdiction de l’émission sur toute l’étendue du territoire national.
Au-delà de ce cas spécifique, le CSC constate une récurrence des émissions en déphasage avec nos valeurs culturelles sur les bouquets et sur certaines chaînes diffusées en terrestre. Face à cette dérive, il met en garde tous les éditeurs et distributeurs de services à péage contre cette tendance qui, du reste, est contraire à leurs obligations conventionnelles.
AP
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